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Aujourd’hui, le rôle de l’entreprise évolue. Sa finalité ne se résume plus à la simple recherche de profit. Les consommateurs appellent à plus de sens, les citoyens à plus de responsabilité et la société à des innovations pour répondre aux (r)évolutions en cours. Demain, c’est la définition légale de l’entreprise qui va évoluer imposant de prendre « en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Une évolution de l’entreprise qui impose de se doter de nouveaux outils de pilotage. Le secteur de la tech n’est pas épargné par cette tendance à plus d’ancrage sociétale des entreprises. Empreintes environnementales, modèles sociales, utilisation des données, IA, BIG Data… les enjeux sont nombreux et impactent toutes les entreprises : de la stratup early stage à la future licorne. Si les entreprises traditionnelles ont entamé leur mues vers plus de responsabilité, les entreprises de la tech peinent encore à intégrer les enjeux sociétaux à leur développement. La TechForGood se développe et se structure, notamment autour du mouvement FRANCE ECO-SOCIALE TECH (FEST). Mais à quand une vraie approche Good In Tech ? Au même titre que les entreprises traditionnelles sont challengées pour une prise en compte des enjeux environnementaux et sociétaux, les entreprises de la Tech doivent également s’interroger sur leurs contributions. Paradoxalement, alors que les startups consacrent une large partie de leurs efforts à croitre rapidement pour émerger et survivre, prendre le temps de comprendre son environnement permet d’optimiser les chances de succès. Comment ? En prenant en compte les enjeux sociétaux liés à son activité. En décryptant les attentes de la société (et donc des futurs clients / utilisateurs). En identifiant les attentes de ses parties prenantes : ses clients, ses potentiels partenaires financiers, mais aussi les associations, les institutions ou encore les experts. Google a dû ainsi clarifier sa politique en matière d’Intelligence Artificielle sous la pression de ses salariés après la divulgation d’un projet avec le Pentagone. Et les attaques sont nombreuses : les charges contre le modèle social de l’économie collaborative, les procès contre la responsabilité de Facebook dans la diffusion de Fake News, la multiplication des études sur l’impact environnementale du Cloud… Autant de signaux qui doivent questionner toute la filière numérique. Aujourd’hui, comme toute entreprise, les entreprises de la Tech doivent, dès leur origine, prendre en compte leur rôle dans la société. Pourquoi ? Pour une meilleure performance. Pour renforcer leur réputation (et pas uniquement leur notoriété sur les réseaux). Pour proposer du sens à ses clients, à ses salariés, à ses partenaires. Pour mieux se valoriser. La French Tech ne doit pas uniquement s’évaluer à l’aune des levées de fond, mais bien, comme tous les autres secteurs, également au prisme de sa contribution aux grands enjeux du millénaire. La culture de l’agilité et de la rapidité devrait permettre aux startups françaises d’intégrer rapidement des outils de pilotages en prise avec la Société et à l’écoute de leurs parties prenantes.

Et si demain on imaginait une nouvelle approche de la tech ? Dans cet écosystème dynamique, comment imaginer des nouvelles pépites numériques centrées usage, business mais aussi impact et responsabilité ? Comment intégrer la prise en compte des enjeux sociétaux dans l’accompagnement des entreprises du numérique, à tous les stades de leur développement ? Un nouveau challenge stimulant pour tout l’écosystème numérique pour imaginer des approches Good In Tech.